Lifting des cuisses (chirurgie esthétique des cuisses)

LIFTING DE LA FACE INTERNE DE CUISSE OU CRUROPLASTIE (CHIRURGIE ESTHETIQUE DES CUISSES)

 

Le lifting des cuisses est une intervention de chirurgie esthétique qui permet de retendre la peau de la face interne des cuisses et d’enlever une partie de la peau excédentaire et/ou abimée.

Le lifting des cuisses est réalisé dans les cas de relâchements cutanés des cuisses liés, soit au vieillissement cutané, soit à des amaigrissements importants (obésité, grossesse…), soit une mauvaise rétraction de la peau après liposuccion des cuisses.

Le lifting des cuisses retire l’excès de peau à la partie haute de la cuisse, sur sa face interne, il est très souvent associé à une lipoaspiration des cuisses dans le même temps opératoire.

Cette intervention ne peut être prise en charge par l’assurance maladie que pour des séquelles d’obésité (chirurgie bariatrique).

 

PRINCIPES DU LIFTING DE CUISSE:

Il existe 2 types de liftings de cuisse selon l’importance de la peau à retirer et donc des cicatrices. Dans les 2 cas la peau en excès est retirée à la demande.

  • lifting de cuisse horizontal: une incision dans le pli de l’aine est réalisée, généralement après une lipoaspiration de la face interne de la cuisse, la peau de la partie supérieure de la cuisse est retirée puis une fixation est réalisée en profondeur au plan aponévrotique, situé en haut de la face interne de la cuisse, de manière à bien maintenir la correction de l’affaissement, éviter que la cicatrice ne redescende et assurer la pérennité d’une anatomie normale et harmonieuse.La cicatrice se trouve ainsi cachée dans un pli naturel et sera donc discrète.

le lifting de cuisse à cicatrice horizontale: en bleu: la peau retirée, en vert: le décollement sous cutané permettant le "lifting", en jaune: la zone lipoaspirée.

  • En cas d’excès de peau très important nous pouvons être amené à réaliser une cicatrice verticale à la face interne des deux cuisses (technique de la cruroplastie « en T »)

Une liposuccion est systématiquement associée pour réduire l’infiltration graisseuse, et affiner la cuisse.

Elle permet de mieux regalber la cuisse, et de préserver les nerfs et vaisseaux lymphatiques de la cuisse.

 

AVANT L’INTERVENTION

Un bilan pré-opératoire habituel est réalisé conformément aux prescriptions.

Le médecin anesthésiste sera vu en consultation au plus tard 48 heures avant l’intervention.

L’arrêt du tabac est vivement recommandé au moins un mois avant et un mois après l’intervention (le tabac peut être à l’origine d’un retard de cicatrisation).

Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédant l’intervention.

Un panty de contention vous sera prescrit par votre chirurgien plasticien lors de la 2e consultation, il est important de vous le procurer avant votre hospitalisation car il sera mis en place dès la fin d’intervention, au bloc opératoire.

Une préparation cutanée est habituellement prescrite la veille et le matin de l’intervention.

 

TYPE D’ANESTHESIE ET MODALITES D’HOSPITALISATION POUR UN LIFTING DE CUISSE

Type d’anéstésie :Le lifting de cuisse est réalisé sous anesthésie générale vous serez totalement endormi(e) durant l’intervention.

Modalités d’intervention :La durée d’hospitalisation sera en moyenne de 1 à 3 jours selon les cas.

 

L’INTERVENTION

Le chirurgien esthétique adopte une technique qui lui est propre et qu’il adapte à chaque cas pour obtenir les meilleurs résultats.

Toutefois, on peut retenir des principes de base communs.

L’incision est située, en avant, près du pli de l’aine. Elle se prolonge ensuite dans le sillon situé entre le périnée et le haut de la face interne de la cuisse, et se poursuit en arrière jusqu’au pli fessier où elle se termine.

Elle correspond à la future cicatrice.

Dans certains cas, on y associe une cicatrice verticale plus ou moins longue, au niveau de la face interne des cuisses.

Une lipoaspiration est associée chaque fois qu’il existe une infiltration adipeuse de la région.

La peau en excès est retirée à la demande et une fixation est réalisée en profondeur au plan aponévrotique, situé en haut de la face interne de la cuisse, de manière à bien maintenir la correction de l’affaissement, éviter que la cicatrice ne redescende et assurer la pérennité d’une anatomie normale et harmonieuse.

La cicatrice se trouve ainsi cachée dans un pli naturel et sera donc assez discrète.

La durée de l’intervention est de 1h30 à 2h30 suivant les cas.

 

APRES L’INTERVENTION D’UN LIFTING DE CUISSES: LES SUITES OPERATOIRES.

Le pansement est retiré le lendemain du lifting des cuisses. Le vêtement compressif (panty), que vous aurez acheté avant l’intervention, sera à conserver jour et nuit pendant 4 à 6 semaines. Le port de bas de contention est conseillé pendant dix jours après l’intervention.

L’hospitalisation dure 24 à 48 heures.

Les fils sont résorbables : aucun fil n’est retiré.

La première douche est autorisée le lendemain de l’intervention.

De façon classique et habituelle, il existe pendant les premières semaines ou les premiers mois qui suivent le lifting des cuisses : un oedème (gonflement) et des ecchymoses (« bleus ») qui persistent 15 à 21 jours, une diminution ou une disparition de la sensibilité de l’intérieur des cuisses.

La période d’arrêt de travail est de 15 jours si l’assurance maladie prend en charge l’intervention, dans le cas contraire il faut prévoir une période d’indisponibilité professionnelle.

La période d’arrêt des activités sportives est de 2 mois.

 

LE RESULTAT

Le résultat esthétique définitif du lifting des cuisses s’observe à 6 mois.

Il faut attendre au moins 12 mois pour juger de l’aspect définitif des cicatrices.

Plusieurs consultations de contrôle sont réalisées environ 7 jours, 1 mois, 3 mois, 6 mois et 1 an après le lifting de cuisse.

 

LES CICATRICES D’UN LIFTING DE CUISSE

Le lifting des cuisses comporte des cicatrices définitives. Nous distinguons 2 types de cicatrices :

  • La cicatrice horizontale (la plus fréquente) :

​Elle suit le sillon qui sépare la partie interne de la cuisse des organes génitaux .Cette branche s’étend depuis le pli sous fessier en arrière, jusqu’au pli de l’aine en avant.

La cicatrice du lifting des cuisses est alors intégralement cachée dans les sous-vêtements.

  • La cicatrice en T :

Elle est réalisée dans les cas où l’excès cutané vertical est très important.

Elle associe à la cicatrice horizontale décrite ci-dessus, une cicatrice verticale, située à la face interne de chaque cuisse.
Comme toutes les cicatrices, celles du lifting des cuisses sont définitives et indélébiles.

Leur aspect peut être rouge et visible pendant plusieurs mois.

Totalement imprévisible, leur aspect définitif ne doit pas être jugé avant 1 an.

Elles doivent être protégées du soleil pendant 1 an environ.

 

LES IMPERFECTIONS DE RESULTAT LORS D’UN LIFTING DE CUISSE:

Le lifting de cuisse correctement indiqué et réalisé rend un réel service aux patient(e)s avec l’obtention d’un résultat satisfaisant.

Cependant il n’est pas rare que des imperfections localisées soient observées sans qu’elles ne constituent de réelles complications.

Les cicatrices peuvent être plus ou moins visible et ne disparaîtront jamais. .

Ces cicatrices sont  soumises aux aléas de toute cicatrisation avec le rique d’une évolution hypertrophique, qui nécessitera un traitement spécifique.

Les résultats de la lipoaspiration peuvent être caractérisés par une asymetrie, une insuffisance de correction ou de petites irrégularités.

 

QUELLES SONT LES COMPLICATIONS DU LIFTING DE CUISSE?

Un lifting de la face interne des cuisses, bien que réalisé pour des motivations essentiellement esthétiques, n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques liés à tout acte médical, aussi minime soit-il.

Il faut distinguer les complications liées à l’anesthésie de celles liées au geste chirurgical.

En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation, le médecin anesthésiste informera lui-même le patient des risques anesthésiques.

En ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant un Chirurgien Plasticien qualifié et compétent, formé à ce type d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement.

En effet, des complications peuvent survenir au décours d’un lifting de la face interne des cuisses qui constitue une des interventions les plus délicates de la chirurgie plastique et esthétique.

Parmi ces complications envisageables, il faut citer :

• Les accidents thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire), bien que globalement assez rares après ce type d’intervention, sont parmi les plus redoutables. Des mesures préventives rigoureuses doivent en minimiser l’incidence : port de bas anti-thrombose, lever précoce, éventuellement traitement anti-coagulant.

• La survenue d’un hématome, en fait assez rare, peut justifier une évacuation afin de ne pas risquer d’altérer secondairement la qualité esthétique du résultat.

• La survenue d’une infection est favorisée par la proximité des orifices naturels (gîte microbien) et est prévenue par une hygiène pré et post-opératoire rigoureuse jusqu’à la cicatrisation complète. Son traitement peut faire appel à une prescription d’antibiotiques, et selon les cas, à une reprise chirurgicale, éventuellement un drainage. Elle peut parfois laisser des séquelles inesthétiques.

• On observe parfois à partir du 8ème jour post-opératoire, la survenue d’un épanchement lié à un écoulement de lymphe et à un suintement de la graisse. La compression et le repos en constituent les meilleures préventions. Un tel épanchement doit parfois être ponctionné et il s’assèche en général sans séquelle particulière.

Un retard de cicatrisation est possible : il allonge les suites opératoires.

Une nécrose cutanée est parfois observée, en règle limitée et localisée. Les nécroses importantes sont, en fait, rares. Elles sont beaucoup plus fréquentes chez les fumeur(se)s, surtout si l’arrêt du tabac n’a pas été strictement respecté. La prévention de ces nécroses repose sur une indication bien posée et sur la réalisation d’un geste technique adapté et prudent, évitant toute tension excessive au niveau des sutures.

Des altérations de la sensibilité, notamment la diminution de la sensibilité de la partie haute de la face interne de la cuisse peuvent persister même si la sensibilité normale réapparaît le plus souvent dans un délai de 6 à 12 mois au décours de l’intervention.

Au total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, même apparemment simple, comporte toujours une petite part d’aléas.

Le recours à un Chirurgien Plasticien qualifié vous assure que celui-ci a la formation et la compétence requises pour savoir éviter ces complications, ou les traiter efficacement le cas échéant.

Page réalisée d’après les fiches d’information de la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique